Un registre des algorithmes publics ne peut contenir que ce que l'État a acheté
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Le Global Index on Responsible AI évalue 135 pays selon 38 indicateurs. La transparence et l’explicabilité comptent parmi ses indicateurs les mieux notés, avec 58% des pays dotés d’un cadre quelconque. Seuls 18% exigent la divulgation publique des algorithmes que le gouvernement fait tourner lui-même.
Sur les 135, 126 ont au moins une politique ou une initiative publique parmi les 17 indicateurs de politique d’IA de l’index. Neuf n’en ont aucune. Ce décompte ne distingue plus personne, et il continuera de monter.
Ces 18% comptent des obligations, pas de la visibilité. Un gouvernement peut déjà publier ce qu’il utilise au titre des règles d’accès à l’information, sans aucun mandat propre à l’IA. Le chiffre indique où un devoir a été inscrit.
Il existe un plafond plus dur, en amont de toute règle. Un registre ne peut contenir que ce que l’État a acheté et reconnaît posséder. Une enquête de l’UNESCO auprès de plus de 560 professionnels de la justice dans 96 pays a relevé que 44 pour cent d’entre eux utilisaient des outils d’IA au travail, et 9 pour cent dont l’organisation avait publié des lignes directrices ou dispensé une formation. Ces outils sont arrivés par l’individu, non par la commande publique, et ne laissent aucun contrat à inscrire dans un registre.
La part qu’un registre peut décrire se réduit donc face au reste : 44 % de ces professionnels de la justice utilisent déjà des outils que personne n’a achetés. Et un registre nomme des systèmes, pas la raison pour laquelle une demande a été refusée, ni ce que la personne peut faire ensuite.
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Tiago C. Peixoto · English original · About