Le Brésil a trouvé de l'IA dans 94% de ses organes judiciaires et 55% du pouvoir qui gère les services
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Le Brésil a demandé à 576 de ses organes publics fédéraux et des États s’ils avaient adopté l’IA. Parmi eux, 94% des organes judiciaires l’avaient fait, contre 55% de l’exécutif, le pouvoir qui gère les services. Un échantillon distinct de 3 253 mairies situe l’usage municipal de l’année précédente à 27%.
L’enquête a aussi demandé où se trouve la technologie. Parmi tous les organes fédéraux, 65% ont des initiatives d’IA générative sur les processus internes et 29% sur les services rendus au citoyen. Organes des États, 56% et 28%. Mairies, 31% et 17%. Le travail interne représente entre 1,8 et 2,2 fois le travail tourné vers le public, et c’est là toute l’amplitude.
L’objection évidente est que c’est ce qui arrive toujours, et c’est vrai. La technologie administrative arrive par les services internes depuis que les tabulatrices de Hollerith ont dépouillé le recensement de 1890, et les premiers ordinateurs centraux publics des années 1950 sont allés sur la paie, l’impôt et les dossiers de prestations plutôt que sur quoi que ce soit que le public traitait directement. Mais cette histoire prédit la direction, pas l’étroitesse de l’amplitude. Un ministère fédéral et une mairie de dix mille habitants diffèrent sur presque tout ce qui détermine leurs achats, et ils atterrissent à quatre dixièmes près du même rapport.
Une enquête mesure une présence et non un effet, donc rien de tout cela ne dit si une file d’attente a bougé. Peu de gouvernements se posent la question, et c’est la même enquête menée deux fois qui montrerait si l’amplitude tient.
Liens divers
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Vingt pays qui ne construisent aucun des principaux modèles d’IA ont tout de même écrit des règles pour eux, et quatre sur cinq des organes chargés de la tâche lui sont antérieurs, la plupart sans pouvoir d’agir sur ce qu’ils constatent.
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Les inspections générales françaises estiment que l’usage non encadré des agents conversationnels pourrait concerner jusqu’à 40% des agents publics, une estimation tirée d’une étude menée dans les collectivités territoriales, et rien de tout cela n’apparaîtra dans un marché public.
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Le directeur par intérim de PoliceAI, le centre national de police créé en juin, a demandé aux forces d’Angleterre et du pays de Galles de suspendre l’IA générative dans le travail de justice pénale, parce qu’elle écrit des choses qui se lisent comme des preuves et sont fausses.
Tiago C. Peixoto · English original · About